Programmation / EXPOSITION AUTOMATA

du au

Mardi - mercredi : 11 h - 18 h
Jeudi - vendredi : 11 h - 20 h
Samedi - dimanche : 10 h - 17 h 

Entrée payante 10 $

Ouvert aux horaires habituels les 24 juin et 1er juillet

Vernissage

Photo: Gridspace

 

Du 3 juin au 3 juillet 2016, ELEKTRA et Arsenal, art contemporain uniront leurs forces afin d’offrir un rendez-vous culturel montréalais et international inédit, d’une ampleur incomparable. Pendant un mois, des artistes canadiens et internationaux prendront leurs quartiers à l’Arsenal, art contemporain dans le cadre de la grande exposition de la 3e édition de la Biennale internationale d’art numérique (BIAN), sous le thème AUTOMATA : L’art fait par les machines pour les machines.

 

MOVING OBJECTS | N ° 1703 - 1750, MOVING OBJECTS | N°1415 -1702, POSITIONING SYSTEMS VI

PE LANG (CH)
Installations
Photo: PE Lang

 

PE Lang est reconnu pour ses œuvres cinétiques minimales où les forces physiques sont mises en action avec une élégance captivante. La pièce moving objects | n ° 1703 – 1750 se concentre sur le son. Lorsque la tension est relâchée, le son du papier froissé se déploie sur plus d’une minute. Les anneaux de moving objects | n°1415 – 1702, ne sont pas destinés à produire de sons particuliers, mais à créer des associations d'idées chez le spectateur. Enfin, positioning systems VI est une machine qui dépose des gouttes d’eau se transformant en sphères presque parfaites, par la tension qui s’exerce entre l’eau et la surface hydrophobique de celle-ci.

Crédits

Présenté en collaboration avec le Mapping Festival, avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture, swissnex Boston et le Consulat général de Suisse à Montréal
 

FULL TURN

BENJAMIN MUZZIN (CH)
Installation
Photo: ECAL/Benjamin Muzzin

 

Full Turn explore la notion de troisième dimension et tente de se libérer du cadre habituel de l'écran plat. Travail de fin d'étude de Benjamin Muzzin à l'ECAL de Lausanne, l’œuvre est née d’explorations et d’expérimentations avec différents dispositifs d'affichage d'images afin de donner du volume aux animations. Le dispositif qui résulte de ces recherches fonctionne par la rotation de deux écrans disposés dos à dos et crée une séquence animée en trois dimensions pouvant être regardée à 360 degrés, contrairement à tout autre type d'écrans. Par la persistance rétinienne, les formes qui apparaissant sur l'écran se transforment en sculptures cinétiques et lumineuses en mouvement. Ces figures animées semblent flotter dans l'air, tel un flux unique, intangible et éclatant, évoluant à travers le temps.

Crédits

Présenté en collaboration avec le Mapping Festival, avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture, swissnex Boston et le Consulat général de Suisse à Montréal
 

205 PREPARED DC-MOTORS, COTTON BALLS, CARDBOARD BOXES 55 x 55 x 55 cm, 2013

ZIMOUN (CH)
Installation
Photo: Studio Zimoun

 

Zimoun construit des plateformes sonores architecturales en utilisant des composantes simples et fonctionnelles. Ses installations constituées d’objets industriels banals explorent le rythme et le flux mécanique des systèmes préparés.

 

Ses travaux, étalages obsessifs de matériaux utilitaires plus ou moins familiers, opèrent une tension entre les schémas ordonnés du Modernisme et les forces chaotiques de la vie. Chargé d'une profondeur émotionnelle, le bourdonnement acoustique du phénomène naturel résonne sans peine dans les constructions minimalistes de Zimoun.

Crédits


Présenté en collaboration avec le Mapping Festival, avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture, swissnex Boston et le Consulat général de Suisse à Montréal.
 

DAY 2501 | 2016

A NORMAL WORKING DAY (CH)
Installation
Photo: Courtesy a normal working day. thx, zimoun

 

En créant des installations immersives, le collectif A Normal Working Day développe une approche pluridisciplinaire par l’utilisation de différents médiums. Le corps des deux performeurs constitue la composante principale de leurs créations, qu’ils soient présents physiquement et/ou reproduits par de multiples éléments et systèmes. Une immense banque de données est alors créée, contenant des centaines de personnages numériques, qui sont ensuite utilisés dans un processus de transformation de l’espace et des objets. Leur travail propose un large éventail d’associations et de connexions au monde qui nous entoure, avec son lot d’absurdités humaines, de cultures et d’illusions. A Normal Working Day est un projet collectif du duo d’artistes Delgado Fuchs et de l'artiste Zimoun.

Crédits


Présenté en collaboration avec le Mapping Festival, avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture, swissnex Boston et le Consulat général de Suisse à Montréal.
 

DÉJÀ ENTENDU | AN OPERA AUTOMATON

LUKAS TRUNIGER (CH)
Installation générative
Photo: Lukas Truniger

 

L’installation se base sur des textes et mélodies d’opéra inspirés par le mythe de Faust – l’épopée de la curiosité humaine et de ses limites. 102 écrans et haut-parleurs sont disposés afin de créer des schémas répétitifs, projetant le virtuel dans l’espace. Les phrases et mélodies des chanteurs sont reproduites à l’aide de logiciels d’apprentissage automatique. Une nouvelle version de Faust est créée, en mouvements fragmentés de sons et de lumières. C’est un jeu avec les frontières de la perception. L’instant où le langage perd son sens, devient abstrait et révèle ainsi la véritable poétique (dans toute son absurdité) du numérique.

Crédits


Présenté en collaboration avec le Mapping Festival, avec le soutien de Pro Helvetia, fondation suisse pour la culture, swissnex Boston et le Consulat général de Suisse à Montréal.

Une production de Le Fresnoy - Studio des arts contemporains
Soutenu par Biplar, dans le cadre de RUNAWAY
Électronique et programmation bus : Glenn Silver 

LET’S TURN BACK TIME, LET’S START THIS DAY AGAIN

UGO RONDINONE (CH)
Sculpture
Photo: Ugo Rondinone

 

Let’s Turn Back Time, Let’s Start This Day Again est le moulage en aluminium d’un olivier de près de 2000 ans, originaire de Naples. En coulant cet olivier millénaire dans l’aluminium, Rondinone le fige dans le temps et l’empêche de vieillir davantage. Ainsi, bien que l’œuvre renie le passage du temps et de la mort, elle conserve les traces de la longue vie tumultueuse de l’arbre.

Ugo Rondinone est un artiste multimédia principalement connu pour ses peintures en aérosol circulaires, ses environnements vidéo, ses installations et ses sculptures dans lesquelles il explore les thèmes de l’imagination, du désir et de l’aliénation. 

SERIAL MUTATIONS (MODULUS)

MATTHEW BIEDERMAN (QC-CA/US)
Projection
Photo: Matthew Biederman

 

Serial Mutations (modulus) s’inscrit dans la continuité de la série Serial Mutations de Matthew Biederman. Dans celle-ci, il explore la dichotomie entre l’écran comme espace et comme surface.

Aujourd’hui, les champs de l’infographie et de la réalité virtuelle sont tout autant préoccupés par la dissolution de la surface de l’écran que l’étaient les peintres de l’époque.

Serial Mutations (modulus) abstrait la perception de la profondeur picturale et la perspective à travers l’usage de la couleur, de la luminosité, des lignes et des plans. Les architectures et les espaces synthétiques sont créés puis détruits, attirant l’attention sur le dispositif de l’écran, et réduisant directement la perspective par un code génératif.

Crédits


Une commande d'oeuvre ACREQ | ELEKTRA
 

MEGA HYSTERICAL MACHINE

BILL VORN (QC-CA)
Installation interactive
Photo: Marie-Chantale Desrosiers

 

La Mega Hysterical Machine est une version démesurée de la Hysterical Machine originale conçue en 2002. Le but de ce projet est de susciter l'empathie du spectateur envers un personnage qui n'est rien d'autre qu'une structure métallique articulée. La Mega Hysterical Machine est construite en tubes d'aluminium et est composée de huit bras mobiles attachés à un corps presque sphérique. Elle possède un système de détection, un système d'actionneurs et un système de contrôle qui fonctionne de façon semblable au système neuro-végétatif (autonome et entièrement réactif).

ETERNITY

NICOLAS BAIER (QC-CA)
Sculpture
Photo: Guy Lheureux

 

Eternity est une sculpture dotée d’une présence imposante : un rideau sinueux en acier inoxydable au fini miroitant s’élève à plus de trois mètres, s’étend sur sept mètres et demi de longueur et presque deux mètres d’épaisseur. Ce mur de miroir – permanent, inattaquable – dissimule un message à la vue de tous : le mot Eternity écrit en cursive classique. Pourtant, comme l’œuvre ne peut pas être vue d’en haut, la connaissance, voire la reconnaissance, de l’« éternité » nous est catégoriquement niée. Sur la surface réflexive mais impénétrable d’Eternity, Baier cherche à donner forme au mystère infini du monde et au vain désir de l’humanité de vouloir comprendre l’avenir.

THEM FUCKIN ROBOTS

NORMAN WHITE (ON-CA), LAURA KIKAUKA (ON-CA)
Vidéo
Photo: Norman White

 

Laura Kikauka et Norman White ont chacun construit une machine sexuelle électro-mécanique, (la machine de Laura Kikauka est femelle, celle de Norman White, mâle) en ne se concertant sur rien d’autre que les dimensions des organes engagés. Ils font ensuite se rencontrer leurs deux machines pour une performance publique. La machine mâle répond aux champs magnétiques de l’organe féminin, provoquant ainsi l’augmentation de la respiration et du mouvement de ses membres. La machine femelle, de son côté, est un assemblage hétéroclite de divers éléments suspendus à un vieux cadre de lit et alimentés par un séquenceur électronique.

 

DYFORME

PAOLO ALMARIO (QC-CA/CO)
Installation
Photo: Paolo Almario

 

Avec dyforme, Paolo Almario met en scène l'évincement de l'humain par la machine. Des portraits photomosaïques, composés de 4800 éléments picturaux représentant des figures historiques des sciences de l'informatique et de la cybernétique, sont démantelés un à un, un élément après l’autre, par "la machine de l'ordre", un dispositif mécanique automatisé conçu par l'artiste. Les vies et carrières de Ada Lovelace, Adele Goldberg, Charles Babbage, Elon Musk, Grace Hopper, John Von Neumann, Norbert Wiener et Ray Kurzweil finissent ainsi symboliquement à terre  après avoir été rationalisées, encodées, dématérialisées, fragmentées et fracturées. Almario réalise ici un dispositif vertigineux entrevoyant une rupture radicale dans l'histoire humaine.

 

Paul Kawczak

Crédits


Une commande d'oeuvre ACREQ | ELEKTRA
 

][LIMINAL][

KENNY WONG (QC-CA/HK), MARCO DE MUTIIS (IT/CH)
Vidéo
Photo: Kenny Wong

 

][LIMINAL][ déploie une armée de drones volants piratés et semi-autonomes, équipés de haut-parleurs. Ces drones performent et explorent différents espaces et la façon dont nous les occupons. En effet, chaque jour, nous continuons de créer et d'occuper des espaces par nos mouvements inconscients. Dans un milieu urbain condensé à l'extrême tel que Hong Kong, la mobilité la plus efficace est ainsi constamment recherchée du fait d'un volume limité. Il en résulte un espace en constante négociation entre présence temporaire et absence créant une tension inhérente à ces lieux intermédiaires.

][LIMINAL][ cherche à renforcer cette tension tout en faisant prendre conscience de ces états intermédiaires transitoires.

WATCHING AND DREAMING (2001: A SPACE ODYSSEY) (VERSION 1)

BEN BOGART (BC-CA)
Installation vidéo générative
Photo: Ben Bogart

 

Inconsciemment, nous construisons sans cesse des simulations internes extraites d’informations sensorielles abstraites. Quand nous percevons le monde extérieur, ces simulations sont reliées aux informations sensorielles externes auxquelles nous assistons. Le monde visuel, tel qu’il est présenté dans le film de Stanley Kubrick, 2001 : L’odyssée de l’espace (1968) est la source d’inspiration d’une machine générant un flot continu où se juxtaposent des images bizarres, plausibles, du passé comme du présent. Le spectateur est confronté à une tension entre la fiction de l’Intelligence Artificielle (IA) et l’imagination de la machine, rendue possible par des méthodes propres à l'IA.

Crédits


Alimenté par la théorie cognitive développée en collaboration avec Philippe Pasquier et Steven Barnes à l'Université Simon Fraser. Avec le support de the Social Sciences et Humanities Research Council of Canada.
 

LEARNING TO SEE THE LABORATORY WHERE THE ROBOT IS PROGRAMMED TO WORK

TOM SHERMAN (CA/US)
Installation vidéo
Photo: Tom Sherman

 

Learning to see the laboratory where the robot is programmed to work a été enregistré en 1988 aux Laboratoires de recherche National d’Ottawa. Tom Sherman dirige alors l’ingénieur George Hollinworth afin qu’il programme un robot Unimation PUMA à décrire l’environnement du laboratoire dans lequel il se trouve. Le robot PUMA rend la perception de Sherman concrète grâce à un caméscope. La vidéo s’articule autour de la description et de l’expérience du laboratoire par l’artiste tandis qu’elles s’affinent tout au long d’une session expérimentale de trois jours. Presque trois heures d’enregistrements sont analysés par Sherman en 2016 afin de réaliser une vidéo de 16 minutes et 26 secondes monté en boucle. 

LA TOMBE DE NÉFERTITI

PHILIPPE INTERNOSCIA (QC-CA)
Modélisation et animation 3D
Photo: Philippe Internoscia

 

La Tombe de Néfertiti est un collage visuel de deux cultures. Des éléments empruntés au théâtre Kabuki, au samouraï et au manga évoquent le Japon alors que la trame narrative s’inspire l'Égypte antique et de la découverte présumée de la tombe de Néfertiti dans une chambre secrète du tombeau de Toutânkhamon.

Enfin, un troisième élément occidental, le son, ajoute une triangulation dans le but de générer une confusion chez le spectateur.

Cette animation 3D traite de plusieurs sujets étudiés en psychanalyse, dont la gémellité de l'artiste, et de théories postcoloniales comme “l’autre”, l’orientalisme et le pouvoir.

Crédits


Une commande d'oeuvre ACREQ / ELEKTRA
Avec l'appui du Réseau international Hexagram. 
Extrait musical "Kabuki" de Claude Engel, 1987.

FACING DESIGN N°1 AVEC JEU DE MASQUE EN RÉALITÉ AUGMENTÉE, 2014 ; FACING DESIGN N°10 AVEC HIP-HOP EN RÉALITÉ AUGMENTÉE, 2014 ; FACING DESIGN N°5 AVEC COROLLE EN RÉALITÉ AUGMENTÉE, 2014 ; FACING DESIGN N°8 AVEC SALTO EN RÉALITÉ AUGMENTÉE, 2014

ORLAN (FR)
Photo: ORLAN

 

ORLAN poursuit son travail de « self-hybridations » engagé en présentant une nouvelle série avec des masques de l’Opéra de Pékin. Les « self-hybridations » ne s’inscrivent plus dans la propre chair de l’artiste contrairement à ses précédentes performances opérations-chirurgicales mais dans les « pixels de la chair virtuelle ». Pour ORLAN, les masques sont des caractères formels qui parlent aux spectateurs par les couleurs et les signes.

Ces œuvres comprennent une technologie inédite de réalité augmentée grâce à laquelle, une fois encore, ORLAN sort du cadre.

Crédits


Présenté en collaboration avec Arcadi Île-de-France, avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) dans le cadre de la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), sous la responsabilité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du Consulat général de France à Québec.

MEN AT WORK

JULIEN MAIRE (FR)
Projection en stéréolithographie
Photo: Julien Maire @Imal.org

 

Avec Men at Work, Julien Maire propose un jeu conceptuel sur l'ancien mythe du cinéma en relief, aujourd'hui popularisé aussi bien dans les salles obscures que dans les produits électroniques de consommation de masse. Mais son cinéma en relief est profond, autant symboliquement que littéralement. Le film présenté en boucle montre un personnage imprimé en 3D creusant inlassablement un trou : soustrayant la terre ici pour l'accumuler là, comme dans les technologies actuelles de fabrication, soustractives ou additives.

Crédits


Présenté en collaboration avec Arcadi Île-de-France, avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) dans le cadre de la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), sous la responsabilité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du Consulat général de France à Québec.

Animation 3D réalisée par Paul Jadoul, Studio l'Enclume. Produit par iMAL dans le cadre des résidences de création avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Quinzaine Numérique, Agence WBTD du FabLab.iMAL et Formlabs.
 

5RNP ÉTUDE HUMAINE #1

PATRICK TRESSET (FR)
Installation Robotique Théatrale
Photo: Stéphanie Horak

 

5RNP Étude humaine #1, est une installation robotique théâtrale dans laquelle l’humain devient un acteur. À travers une scène qui rappelle le cours de dessin de modèles, l’humain prend place afin d’être dessiné par 5 robots. Le visiteur assis se trouve dans une situation ambivalente, à la merci des des robots qui le scrutent, mais également l’objet de l’attention artistique. Comme un modèle de classe de dessin, l’humain perd ici son identité, et devient un objet d’étude. Il est passif tandis que les robots ont le rôle artistique. Même s’il est immobile, pour les spectateurs, le visiteur prend part intégrante à l’installation.

Crédits


Présenté en collaboration avec Arcadi Île-de-France, avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) dans le cadre de la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), sous la responsabilité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du Consulat général de France à Québec.

FRANCIS, NARCISSE, UNTITLED, HEART

PASCAL HAUDRESSY (FR)
Installations vidéo
Photo: Pascal Haudressy

 

Haudressy «détraque»
 les ordinateurs afin de produire une nouvelle matière picturale, à la fois chaotique et ordonnée. Il introduit des glitches (défaillances électroniques) et des bugs qui vont créer des modifications incontrôlées de l’image. Altérations, transformations, déformations : l’ordinateur doit recalculer sans cesse les coordonnées de chaque point ou pixel. Pris dans un processus itératif sans fin, le dessin ne produit plus une structure figée, mais des formes en devenir
. Au sens le plus littéral du terme, le mouvement est « insufflé » à la représentation.

Les œuvres présentées font partie de la série intitulée Tableaux qui s'inspire d'un ensemble d’œuvres emblématiques de l’histoire de la peinture occidentale et orientale.

 

David Rosenberg

Crédits


Présenté en collaboration avec Arcadi Île-de-France, avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) dans le cadre de la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), sous la responsabilité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du Consulat général de France à Québec.

THE VALUE OF ART

CHRISTA SOMMERER (AT), LAURENT MIGNONNEAU (FR)
Peinture interactive
Photo: Courtoisie de la Galerie Charlot (Paris), Laurent Mignonneau & Christa Sommerer

 

The Value of Art, est un ensemble de peintures interactives qui traite de l'économie de l'attention et de la création de valeur dans le monde de l'art. Les deux artistes transforment des tableaux en les équipant d'une imprimante thermique et de capteurs capables de mesurer le temps exact passé par les visiteurs devant la toile. Une valeur initiale, incluant les coûts et dépenses, est imprimée au début de chaque exposition. La valeur du tableau augmente tandis que les visiteurs passent de plus en plus de temps à admirer l’œuvre. Le processus entier de la création de valeur de l’œuvre d’art est ainsi mis à nu.

Crédits


Présenté en collaboration avec  Arcadi Île-de-France, avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) dans le cadre de la Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), sous la responsabilité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du Consulat général de France à Québec.

TRACKPAD, US DRONE STRIKES, YEMEN 2014

JEAN-BENOIT LALLEMANT (FR)
Peinture
Photo: Aurélie Cenno

 

Derrière des toiles de lin brut tendues sur châssis, un mécanisme reporte les points d’impacts d’une guerre télécommandée. La déformation ciblée de la toile représente les frappes aériennes des drones américains au Wasiristan et au Yemen.

À l’aune de la guerre chirurgicale, la peinture d’Histoire révise sa technique et son mode d’apparition : le pinceau s’y abstient, aucune image ne demeure à sa surface tandis que derrière elle, se produit un évènement fugace et monstrueux – qui dénature la bidimensionnalité du tableau – et ne laisse aucune trace.

 

Julie Portier

 

Crédits


Présenté en collaboration avec Arcadi Île-de-France, avec le soutien du Fonds franco-québécois pour la coopération décentralisée (FFQCD) as part of the Commission permanente de coopération franco-québécoise (CPCFQ), sous la responsabilité du ministère des Relations internationales et de la Francophonie et du Consulat général de France à Québec.
 

THE WAYS OF FOLDING SPACE AND FLYING

MOON KYUNGWON (KR), JEON JOONHO (KR)
Vidéo
Photo: MOON Kyungwon & JEON Joonho

 

Le projet du duo d’artistes est basé sur les mots coréens chukjibeop, une méthode hypothétique taoïste consistant à contracter les distances physiques et à permettre le voyage dans un espace/temps réduit et bihaengsul, le pouvoir surnaturel de voler et de voyager à travers le temps et l’espace.

Dans l’histoire de la culture orientale, ces idées ont été explorées par le biais de la pratique méditative et par des méthodes permettant d’atteindre un état où le corps et l’esprit peuvent s’émanciper des limitations physiques. Ces méthodes reflètent le désir humain de surpasser les barrières physiques perçues et les structures qui nous retiennent, malgré l’apparente absurdité de telles aspirations.

Crédits


Commissaire : Dooeun Choi

MACHINE WITH HAIR CAUGHT IN IT, SILENCE OF THE WOLF_SECRET KEEPING MACHINE

UJOO+LIMHEEYOUNG (KR)
Sculptures cinétiques
Photo: Ujoo+Limheeyoung

 

Machine with Hair Caught in It représente l'homme sous des apparences inconfortables vu dans une réalité absurde.

Une nouvelle réalité alternative mais essentielle est alors dévoilée montrant le chaos qui émerge d’une réalité onirique et incompréhensible.

 

Silence of The Wolf_Secret Keeping Machine est une machine qui protège les secrets du monde, un dispositif qui dissimule et sécurise les secrets du jour et de la nuit.

CALF, RED SNAKE

KIM JOON (KR)
Animation 3D en boucle
Photo: Kim Joon

 

Kim Joon s’intéresse à la relation entre le corps et le tatouage, un tabou culturel et légal en Corée du Sud. À travers ses œuvres, les tatouages démontrent la répression des individus sous un ensemble instable de conventions sociales.

Dans ses dernières œuvres, Kim Joon utilise des motifs coréens comme rappels de la culture traditionnelle et de ses valeurs. Des étiquettes de marque de luxe sont également ajoutées à la cartographie de ces figures humaines, symbolisant les icônes de l’Occident et les cultures matérialistes gravées dans nos esprits. Cette rencontre entre thèmes traditionnels et contemporains et les problématiques d’identité et d’estime de soi qui en découlent constituent le cœur de la pratique de Kim Joon.

Crédits


Commissaire : Dooeun Choi
 

PORTRAIT

MINHA YANG (KR)
Photo: Minha Yang

 

2 décembre : Dessiner un portrait en se basant sur l'instinct primaire et le désir.

4 décembre : Choisir une femme vertueuse, prendre des photos d’elle reflétant le désir.

5 décembre : Combiner plusieurs algorithmes pour substituer l’informatique au désir.

6 décembre : Recueillir les informations substituées et enregistrer le processus informatique.

Portrait est la tentative de substituer les algorithmes d’ordinateur par les instincts primaires et le désir de l’homme.

 

Minha Yang a étudié le design et la communication visuelle et a reçu sa maîtrise des beaux arts en design génératif à l’Université nationale de Séoul.

 

Crédits


Commissaire : Dooeun Choi

UTERUS-MAN

LUYANG (CN)
Vidéo
Photo: LuYang

 

La forme de l’utérus féminin s’apparente à la silhouette d’une personne debout les bras ouverts. Cette ressemblance est ce qui a inspiré le personnage d’Uterus-Man. Chaque pièce de son armure correspond à une partie de l'utérus humain.

D’apparence androgyne, Uterus-Man entretient l’ambigüité sur son genre. La source de ses supers pouvoirs réside dans la capacité singulière de son utérus à se reproduire. L'œuvre de LuYang porte un questionnement sur le genre, le classement des espèces, la sélection génétique et l'évolution.

Crédits


Commissaire : Dooeun Choi

DELUSIONAL MANDALA

LUYANG (CN)
Vidéo
Photo: LuYang

 

Avec son œuvre Delusional Mandala, LuYang créé un simulateur humain numérique et asexué, à son image. Cette pièce s’intéresse de près aux neurosciences, qui ont toujours passionné l’artiste. L’œuvre est une réflexion de l’artiste sur sa démarche, au passé, au présent et au futur. Avec Delusional Mandala, Lu Yang simule le fantasme d’endommager son corps et ses œuvres à répétition.

Cette nouvelle série de pièces (dont la première est Moving Gods) diffère des anciens travaux de LuYang.  L'artiste utilise ici la méthode du mandala afin de méditer, pratiquer et ainsi de construire délicatement, par des moyens divers, ce mandala délirant.

Crédits


Commissaire : Dooeun Choi

CT_T-01

SÉBASTIEN LACOMBLEZ (BE)
Tapisseries
Photo: Lucile Dizier

 

CT_t-01 est la première œuvre d’une série de tapisseries basées sur les systèmes cellulaires automates de Conus Textiles constitué d’un algorithme sur-mesure. Un système cellulaire automate est composé d’un réseau régulier de cellules. Pour chacune d'entre elles, un ensemble de cellules l’entourent et est défini relativement à cette dernière. Un état initial (temps t=0) est assigné à chaque cellule. Une nouvelle génération est ensuite créée (faisant avancer «t» de 1). En général, la règle qui actualise l’état d’une cellule est la même pour toutes et ne change pas avec le temps. Cette règle s’applique à l’ensemble du réseau simultanément, bien que quelques exceptions soient connues.

Crédits


Programmation : Emmanuel Pire ; Tissage : Néolice
Une co-production de Secteur arts numériques, Fédération Wallonie-Bruxelles et IMAL

NIHIL EX NIHILO (THE DIALOGUE)

FELIX LUQUE SANCHEZ (BE)
Installation lumineuse
Photo: Félix-Luque Sanchez

 

Nihil ex Nihilo, est basé sur un scenario classique de science fiction: il nous raconte l'histoire d'un ordinateur, SN W8931CGX66E, qui à la suite d'une altération électronique, acquière une Intelligence Artificielle. Les ordinateurs pourraient-ils devenir des entités intelligentes délirant entre elles sur le réseau et nous inondant de spams? Le Dialogue : une sculpture électronique composée de 8 afficheurs alphanumériques géants matérialisant le flot incessant de données entre SN W8931CGX66E et les autres machines du réseau. Ici on voit et on entend en temps réel le flux des messages échangés: pour chaque spam reçu et lu, SN W8931CGX66E renvoie sa réponse générée par son algorithme interne.

Crédits



Design affichage alphanumérique : Damien Gernay

Programmation Arduino : Vincent Evrard

Textes : Jon Bilbao Lopategui

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Une co-production de secteur arts numériques, Fédération Wallonie-Bruxelles et  iMAL. Courtoisie: White Circle.

INTERCEPTOR DELUGE SEQUENCE

SHAUN GLADWELL (AU)
Vidéo
Photo: Shaun Gladwell

 

Interceptor Deluge Sequence évoque un lien symbolique fort : celui établi entre le corps de l’homme et l’utérus de la femme qu’il a habité. Le spectateur retrouve une figure typique du travail de Gladwell, un homme habillé et casqué de noir, sortir et tourner autour d’un véhicule à l’allure spéciale mais familière : l’interceptor, la voiture mythique de MAD MAX.

Gladwell l’utilise dans son œuvre comme le  symbole évoquant un monde post-apocalyptique et d’une société à bout de souffle, qui est ici ‘lavée’, ‘purifiée’ par Max, dans l’espoir que l’espèce humaine ne cause pas sa propre perte.

Crédits


Remerciements : Analix Forever

PHOTOSHOP CS, SQUARE PIXELS AND DEFAULT GRADIENT, 84 x 50 INCHES

CORY ARCHANGEL (US)
Tirage chromogénique
Photo: Courtesy Bruno Varon

 

Par des techniques de piratage, de manipulation, de recyclage et de reconfiguration, Cory Archangel fait de l’intersection entre technologie et culture la matière première de son art. 

L'artiste travaille avec une large palette de supports : la musique, le film, la peinture, la performance, ou encore les jeux vidéos, les sites Internet et les logiciels, qui se basent bien souvent sur l’appropriation des idiomes de la culture pop, particulièrement ceux que l’on trouve en ligne.

La pièce présentée à Arsenal art contemporain est tirée de la série Photoshop Gradient Demonstrations, des peintures digitales créées à partir de modèles omniprésents dans les logiciels.

Crédits


Collection Bruno Varon
 

COMPOUND EYES

GRAHAM CALDWELL (US)
Sculpture
Photo: Graham Caldwell

 

La sculpture Compound Eyes de Graham Caldwell évoque au spectateur le sentiment dérangeant d'être observé. Les miroirs regardent fixement des espaces se chevauchant, tout comme les caméras de sécurité qui surveillent les rues vides et les embrasures désertes. Les yeux des miroirs composites nous regardent en même temps qu’ils déforment l’image du passant pour recomposer une nouvelle réalité logique.

Les œuvres de Caldwell, majoritairement composées de verre,  prennent de multiples formes invitant le spectateur à repenser sa vision de la réalité.

Crédits


Collection Majudia

BIOS [BIBLE]

ROBOTLAB (DE)
Installation robotique
Photo: Robotlab

 

L’installation bios [bible] présente un robot industriel qui retranscrit la Bible sur des rouleaux de papier. La machine trace des lignes calligraphiques avec une fine précision. Tel un moine dans un scriptorium, le texte se crée, étapes par étapes. En commençant par l’Ancien Testament et les livres de Moïse, bios [bible] s’intéresse aux problématiques de la Foi et du progrès technique. L’installation met en relation deux systèmes culturels fondamentaux pour nos sociétés contemporaines : la religion et le rationalisme scientifique. Dans ce contexte, l’écriture a toujours été une fonction élémentaire en tant qu’Écritures Saintes ou en tant que rédaction formelle de la connaissance.

Crédits


Avec le support du : ZKM Center for Art and Media Karlsruhe/Germany et KUKA Roboter GmbH Augsburg/Germany

WHAT DO MACHINES SING OF?

MARTIN BACKES (DE)
Installation
Photo: Martin Backes

 

L'installation What do machines sing of? est une machine entièrement automatisée qui répète sans cesse les grands classiques de la chanson pop des années 90. Lorsque le programme informatique chante ces morceaux chargés en émotion, il cherche à reproduire les sentiments humains adéquats. Ce comportement reflète la volonté de la machine de se complexifier au point d'acquérir sa propre personnalité.

LOOPS OF RELATION

NELMARIE DU PREEZ (ZA)
Installation vidéo
Photo: Nelmarie du Preez

 

Pour la série Loops of relation, Nelmarie du Preez a créé un collectif appelé “Du Preez/Gui” la mettant en scène avec son ordinateur. Chacun est un acteur à part égale dans ce système de collaboration artistique basé sur la performance. Dans leurs œuvres, Du Preez/Gui interrogent le système de cartographie des relations et leur interactivité. Inspirés par les performances des artistes Marina Abramovic et Ulay, Du Preez/Gui utilisent leurs “corps” pour explorer les paramètres qui créent la dynamique de leur symbiose relationnelle.

SUBSTANCES OF HUMAN ORIGIN

ALEKSANDRA DOMANOVIC (YU)
Installation

 

Le travail d’Aleksandra Domanović se concentre sur la circulation et la réception d’images et d’informations. Plus particulièrement lorsque, en fonction des différences de contextes et circonstances historiques, leur sens se transforme et que leur registre évolue. L’artiste crée d’étranges taxinomies et chaînes d’associations méticuleuses qui taquinent et bousculent les lois de la propriété intellectuelle, défont les implications géographiques du domaine Web et qui explorent, par exemple, le modèle des expositions.

Plus récemment, Domanović s’est concentrée sur les voies complexes dans lesquelles la culture de l’image et les flux d’informations ont formé l’environnement d’après-guerre de l’ancienne Yougoslavie.

Crédits


Collection Bruno Varon
 

THE HUNTER AND THE DOG

OLIVIER LARIC (AT/DE)
Sculpture
Photo: Olivier Laric

 

Le travail d’Olivier Laric se concentre sur l’analyse du potentiel productif de la copie, de l’enregistrement illicite et du remix, et examine leurs rôles dans la formation des cultures de l’image tant historiques que contemporaines.

Chevauchant les espaces liminaux entre le passé et le présent, l’authentique et l’inauthentique, l’original et les réflexions et reconfigurations qui en découlent, le travail de Laric fait s’effondrer ces catégories et brouille les frontières d’une façon qui remet en question leur existence propre.

 

Crédits


Collection Bruno Varon